Semaine de 4h VS semaine de 65h : mon retour d’expérience

J’ai fêté ce 4 juillet, mes 2 ans en tant que solopreneur. L’occasion de faire un petit retour d’expérience sur 2 façons de travailler opposées.

 

Le patron de PME contre Tim Ferris

La semaine de 4 heures a déchainé les foules. Sorti en 2007, c’est l’un des livres le plus cultissime de l’entrepreneuriat dans le monde.

J’ai lancé mon entreprise le 4 juillet au matin puis le jour même, je suis allé en librairie l’acheter (alors que je ne lisais absolument jamais).

Quand vous demandez à un entrepreneur digital “Quel livre t’as le + inspiré ?”, vous devez ajouter à la question “à part la semaine de 4 heures”.

Si vous ne l’avez pas lu, il vaut vraiment le détour.

Au-delà du titre aguicheur, le livre vous met dans une bonne dynamique pour démarrer : ça ne sert à rien de tout faire soi même, et certaines actions ont bien plus de valeur que d’autres.

Comprendre ça au tout début de votre carrière est un déclencheur énorme, puisque vous allez le garder en tête toute votre vie.

Si ce livre a aussi bien marché, le titre provocateur y est bien pour quelque chose.

Dans le monde d’hier, on avait l’image du patron de PME débordé, travaillant 70 heures par semaine, arrivant tôt au bureau le matin et partait en dernier le soir.

La semaine de 4 heures nous plonge dans la vie de Tim Ferris, l’auteur, qui est passé d’un business chronophage et stressant à l’automatisation et la délégation poussées à son paroxysme.

 

Le message caché derrière la semaine de 4 heures

Un jour, Oussama Ammar, le CEO du fond d’investissement The Family, rencontre Tim Ferris et lui demande :

– Are you work really 4 hours per week ?

– No, it’s fucking nightmare.

Le but n’est évidemment pas de diminuer sa semaine de travail à 4 heures pour ne rien faire.

L’objectif est de vagabonder sur diverses occupations, projets, voyages ou activités, qui n’auraient pas forcément de but lucratif.

En France, nous avons une culture du travail comme un labeur : il faut travailler dur pour réussir, et on ne fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie.

La semaine de 4 heures à amener la philosophie inverse : on peut faire tout ce qu’on veut en créant un business qui tourne sans nous.

On se retrouve avec 2 camps : celui des travailleurs hardcore (appelé Hustle) et celui de ceux qui préfèrent les activités au travail (appelé Lifestyle).

Ces derniers mois, j’ai expérimenté les deux, et j’aimerais vous raconter ce que j’ai appris de tout ça et ma vision des choses aujourd’hui.

 

La journée de 4 heures : comment ça marche et comment on y arrive ?

Je n’ai jamais atteint le niveau de Tim Ferris pour deux raisons :

  1. Mon business n’était pas assez gros : en tant que Solopreneur lancé depuis moins de 2 ans, je n’avais pas la trésorerie pour déléguer l’intégralité de mon travail.
  2. Je n’en avais pas envie : j’ai la volonté d’être proche de mes clients. En tant que prestataire, c’était important pour moi, je voulais me différencier par mon suivi client.

J’ai donc mis en place une alternative : travailler le moins d’heures possible dans ma journée.

Cette méthode demande beaucoup de discipline sur deux points :

  • Vous devez éliminer sans aucune pitié tout ce qui n’est pas important

Quand on se lance sans aucune méthode, on se trouve très vite avec une to do list longue comme le bras. On n’en vient jamais à bout.

Cette to do list nous ronge : vu qu’elle ne semble jamais s’arrêter, elle nous brûle de l’énergie. Elle active plein d’Open Loop dans notre esprit : “J’ai ça à faire, mais j’ai aussi ça, ça et ça …”.

Le pire, c’est que chaque soir, vous avez l’impression d’avoir failli : vu que votre liste est encore pleine, vous n’avez pas un réel sentiment d’accomplissement.

L’idée est donc d’opérer la méthode inverse du tueur en série : détruisez toute tâche qui n’est pas importante.

Demandez vous simplement : “Qu’est-ce qui ferait qu’à la fin de la journée, j’aurais concrètement et réellement avancé sur mon objectif ?”

Vous allez ressortir une grande idée, une grande tâche. Votre mission du jour.

Votre seul objectif est bien plus clair : vous avez une chose à faire à tout prix, tout le reste est du bonus.

  • Isolement et focus absolu sont nécessaires pour y arriver

Vu que vous n’avez qu’une seule chose à faire par jour, vous n’allez pas choisir une tâche comme “trier mes emails”. On parle ici de tâche créatrice de valeur.

Quelque chose qui va apporter un + dans votre business.

Ça peut être de créer un contenu, ou de gérer un projet client.

Pour mener à bien votre mission, vous devez absolument être concentré dessus du début à la fin.

Votre seul objectif est d’arriver à bout de cet objectif. Rien d’autre ne compte.

Oubliez les coworking, oubliez le téléphone, oubliez les notifications, oubliez Facebook & YouTube.

Vous devez absolument vous forcer à commencer et terminer la tâche de A à Z, quoi qu’il arrive.

De cette façon, vous allez être bien plus concentré et attentif au projet.

Chaque distraction est un obstacle énorme à la réussite de votre journée. Alors soyez extrême dans votre processus : ne parlez à personne et prenez des pauses que si c’est réellement nécessaire.

Vous allez accomplir des tâches efficacement et en un temps record.

Dans mon exemple, lorsque j’étais prestataire vidéo, je passais parfois plusieurs journées à monter une vidéo.

En étant absolument focus sur cette tâche, j’arrivais à un beau résultat en 2 à 3 heures seulement. Et même si ça m’avait pris moins de temps, le résultat était bien meilleur.

En effet, on pouvait constater pas mal de coquilles de montage les fois où je montais sur plusieurs jours d’affilé, tout simplement parce que je procrastinais et que je n’étais qu’à moitié concentré.

Une fois votre mission du jour accompli, vous pouvez considérer votre journée comme terminée.

C’est une méthode intéressante et qui fonctionne parce qu’elle vous force à accomplir des tâches difficiles et importantes pour développer votre business.

Parfois, en roue libre, on procrastine, on trouve plein d’excuses, et à nous entendre on est toujours “Super occupé et on a vraiment pas le temps”.

Cette simple raison devrait justifier une remise en question sur votre journée de travail : est-ce que chaque jour vous faites un réel pas en direction de votre objectif ou non ?

Si la réponse n’est pas systématiquement oui, alors cette méthode permet de vous focaliser sur ce qui est important.

 

10 heures par jour : pourquoi et comment tenir le rythme ?

La raison pour laquelle je suis passé de journée de 4 heures à 10 heures est totalement stupide.

Un jour, j’ai dormi chez un ami qui travaille en grande distribution. Il commençait le lendemain à 6 heures du matin.

Il m’a donc ramené en voiture vers cette heure là. Je lui ai demandé de me poser au coworking où je travaille actuellement (Ovillage à Andrézieux Bouthéon, si il y en a qui sont dans le secteur je vous le recommande chaleureusement).

J’ai redécouvert l’ambiance du matin : se lever tôt, écouter le silence, prendre le temps de prendre son temps …

La philosophie est totalement opposée à l’idée précédente : vu que vous avez beaucoup plus de temps dans votre journée.

L’idée de prioritisation est elle toujours présente.

Chaque matin, je fais un plan de la journée. 2 à 3 tâches y sont inscrites dans un ordre à respecter. Le critère : je dois réaliser en priorité les choses qui auront un impact sur le temps long, jusqu’à arriver aux tâches de court terme.

Je commence donc mes journées entre 6h et 7h30 du matin pour finir entre 18h/19h le soir.

La clé pour tenir : être entouré. Travailler dans un coworking me permet de reposer mon esprit durant des pauses bien méritées et de me rebooster en cas de baisse de régime.

Votre journée est progressive et vous faites bon usage de votre “volonté”. La volonté est comme une jauge d’énergie, et elle serait au maximum au matin.

Vous puisez donc une bonne quantité de volonté pour accomplir les tâches difficiles le matin, puis vous redescendez en énergie au fil de la journée pour finir sur de petites taches faciles à réaliser.

L’avantage de cette méthode par rapport à l’autre, c’est qu’on a vraiment le temps de travailler en profondeur son business. On fait place au long terme tout en assurant la bonne gestion du quotidien.

On apprend à travailler de manière efficace et efficiente, tout en régénérant notre énergie mentale, sociale grâce à notre entourage (là ou la méthode précédente vous demande une isolation totale).

Le revers de la médaille, c’est que vous devez gérer la fatigue.

Il ne sert à rien de se forcer à se lever à 6 heures du matin si vous avez besoin de dormir un peu plus exceptionnellement. Vous devez être raisonnable.

Vous devez prendre de vraies pauses durant la journée. Le soir, vous êtes généralement très fatigué et vous ne faites pas grand chose a part aller dormir rapidement.

Les journées passent assez vite mais vous permettent d’accomplir beaucoup. Vous êtes tout le temps dans l’action et dans la production. L’environnement est très important pour tenir sur la durée.

Quid de l’entre deux ?

Est-ce qu’il est possible de mixer journée de 4 heures et de 10 heures dans une semaine ?

Je n’y crois pas.

Vous pouvez faire des très courtes journées certains jours et en faire des plus longues, sans forcément que votre environnement ait un impact significatif sur vos résultats.

Mais si vous vous lancez dans une session de semaines à 65 heures, vous ne pourrez pas tenir le rythme et sans être entouré et sans écosystème autour de vous. Cette deuxième méthode est un véritable marathon.

Se coucher tard une fois peut détruire le rythme. Soyez vigilant.

Vous pouvez essayer les semaines à 65 heures sous forme de sprint : pendant X semaines, vous allez tenir le rythme puis repasser à un mode de vie plus normal.

Il n’y a pas de secret : si travailler efficacement est la base de toute méthode, si vous combinez ça avec beaucoup d’heures, vous aurez des résultats démultipliés.

J’ai atteint des objectifs que je n’aurais pas pensé atteindre en quelque semaines grâce à cette méthode.

Soyez simplement vigilant avec votre corps et la gestion de votre fatigue. Soyez conscient également que casser le rythme une fois va rendre la reprise difficile. Vous devez être prêt à le faire socialement.


Pourquoi vous êtes condamné à travailler plus de 4 heures quoi qu’il arrive ?

Petite note pour terminer cet article sur la productivité.

Je pense fondamentalement que si vous voulez vivre la semaine de 4 heures et que vous y arrivez … vous allez avoir un problème.

Réussir à travailler 4 heures par semaine demande une grosse maîtrise de la délégation et d’avoir un business bien construit.

Généralement, ceux qui font des bons business sont passionnés par ça.

Vous aurez donc forcément envie de vous replonger dans de nouveaux projets entrepreneuriaux par la suite.

Alors ne voyez pas la semaine de 4 heures comme une finalité ou un objectif. L’important est d’avancer sur vos objectifs de long terme. C’est ça seulement qui fera des résultats à l’avenir.

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Comment gagner des clients à vie en étant à contre courant de son industrie ?

Par définition, tout ce qui est à la mode aujourd’hui sera démodé demain. Il peut s’agir d’objets, mais aussi de marques.

Nous allons parler aujourd’hui de Maison Standard, une marque de vêtements qui ne sera jamais démodée.

Ils mettent un point d’honneur à lutter contre le gaspillage vestimentaire, en travaillant sur 2 points :

  1. La création d’une collection de vêtement “standard”, les indispensables d’une garde robe,  hors mode et saison, que vous pourrez retrouver en magasin toute l’année.
  2. La conception “Néoluxe” : des vêtements de qualité à un prix juste et qui prendront le temps de vieillir avec vous

A contre courant du marché

Là où l’ensemble de l’industrie se met d’accord pour sortir de nouvelles collections tous les 6 mois, ponctuées en soldes pour épuiser le trop plein de stock, Maison Standard a fait le choix d’aller à contre courant de ces concepts.

Chez eux, pas de soldes, pas de collections en fonction des modes & des saisons.

Ils ont un ennemi et le pointent du doigt : le “Fast Fashion”, cette tendance à sur-consommer des vêtements sans en profiter pleinement, tout en abimant la planète.

Pour eux, leur vision du vêtement, c’est un objet de qualité que l’on va porter longtemps, que l’on va prendre le temps d’apprécier.

Acheter chez Maison Standard, c’est plus qu’acheter un vêtement, c’est acheter une éthique, adhérer à une vision du monde.

Les marques capablent de défendre leurs idéaux sont celles qui ont généralement le plus d’avenir et les meilleurs marges.

Voir l’article : Multipliez vos marges par 100 : découvrez le secret des leaders

Meilleurs marges ?

Ce que Maison Standard a bien compris, c’est qu’il ne suffit pas non plus d’une belle vidéo et d’un manifeste touchant pour créer une belle marque.

Une marque de qualité, ce n’est pas qu’un idéal, et ce n’est pas non plus qu’un design élégant.

Une forte image de marque se crée uniquement par la cohérence. Une harmonie entre tout ce qui la compose.

Maison Standard, en plus de véhiculer son message à travers ses produits, nous ouvrent les portes en toute transparence de ses usines.

 

 

La plupart des fabricants de vêtements cherchent à cacher l’origine de leurs produits.

On se souvient tous de ce reportage type “Cash Investigation” où on se retrouve dans des usines au Bengladesh, où les employés fabriquent des vêtements à moindre coût vendu ensuite en boutique de luxe à Paris.

Pas de ça chez Maison Standard. Ici, on vous explique tout :

  • D’où vient la matière première et combien elle coûte,
  • A combien revient la création d’un produit chez Maison Standard,
  • Et même, quelle est la marge réalisée sur ce produit (avec une comparaison par rapport au reste du marché).

 

Aujourd’hui plus que jamais, la transparence a de la valeur

Même si les marges traditionnelles dans certaines industries vont diminuer, aujourd’hui la transparence est quelque chose de recherchée et convoitée.

Il existe beaucoup de marchés opaques, qui jouent sur un flou. Ils vendent en se basant uniquement sur du marketing pour convaincre du bien fait de leurs produits.

Cette méthode va finir par être de moins en moins efficace.

L’information est partout, et ce qui pouvait être fait hier devient difficile à cacher aujourd’hui.

Les marques qui prennent le contre pied de l’opacité ont un bel avenir devant elles, car elles vont créer une relation de confiance avec leurs clients, elles vont fidéliser plus facilement et rayonner de plus en plus.

Vous pouvez jouer sur ce niveau si dans votre marché existe une sorte de “Dark Vador”, une pratique discutable que vos concurrents cherchent à cacher.

 

Comment pouvez-vous rendre votre activité plus transparente pour fidéliser plus facilement vos clients ?

Pourquoi certaines idées sont contagieuses alors que d'autres tombent immédiatement dans l'oubli ?

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